Droit de réponse

Droit de réponse

16/11/2021

Dans un article publié le 12/11/2021 dans le Figaro Magazine, le nom de l'association CONTACT a été associé à des propos abusifs, à l'encontre de la réalité de ses missions et de ses actions.

A aucun moment l'association (ni même nos homologues, semble-t-il) n'a été contactée pour être interrogée sur ses approches et ses objectifs. 

Nous allons donc expliquer comment se passent nos interventions et répondre ainsi aux accusations « d'endoctrinement ».
 

Tout d'abord, CONTACT ne surfe pas sur des thèmes « à la mode », mais œuvre depuis 30 ans et dans toute la France, pour écouter et accompagner les familles, les personnes, les professionnel·le·s, les établissements scolaires, qui sollicitent son soutien, le plus souvent suite à des situations compliquées qu'il·elle·s ont vécues ou rencontrées.

Nos actions se préparent et se font dans un dialogue permanent, un respect de l'autre tel·le qu'il·elle est, là où il·elle en est, dans ses besoins, dans ses questionnements, ou non, sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, les siennes ou en général. 

Notre but est qu'aucun·e élève n'ait honte de ce qu'il·elle ressent, qu'il·elle se sente le droit d'en parler ou non, que les autres puissent avoir le droit de réagir, que chacun·e puisse expliquer pourquoi il·elle pense comme cela, et qu'ainsi aucun sujet ne soit tabou. La priorité est bien la parole aux jeunes ; les membres de l'association sont là pour susciter le dialogue à partir de leurs témoignages et de ceux des élèves, pour faire en sorte que tout le monde ait sa place, libre à ces dernier·e·s de s'exprimer ou non.
 

L'article semble être très attaché aux valeurs républicaines Liberté / Égalité / Fraternité, vous nous en voyez ravi·e·s, c'est bien de cela dont il s'agit, mais nous ne semblons pas en avoir la même définition. 

Dire qu'on peut être homosexuel·le ou bisexuel·le, dire que ça peut arriver qu'une personne vive son genre différemment de celui qui lui a été attribué à la naissance, dire que ce qui fait « masculin » ou « féminin » recouvre une palette très large, mouvante et poreuse, ne veut pas dire qu'on demande aux élèves, ou aux encadrant·e·s, d'être comme cela, cela veut juste dire qu'on rappelle que ces personnes et ces réalités existent, on ne peut pas les nier, et que, comme tout un chacun, il·elle·s méritent le droit de se questionner et de se positionner en dehors des pensées majoritaires (Liberté), il·elle·s méritent le respect pour ce qu'il·elle·s sont (Égalité), il·elle·s méritent le soutien dans ce qu'il·elle·s peuvent traverser de difficile (Fraternité).
 

Loin de l'endoctrinement, au contraire même, on ouvre le champ des possibles ; on ne restreint pas, on ajoute, on accepte. 

Et c'est d'ailleurs toute la mission de l’Éducation nationale d'offrir un espace d'émancipation par les savoirs, l'apprentissage, la découverte, le sens critique, l'ouverture sur le monde… en essayant de n'oublier aucune réalité, même minoritaire.

Dans le cadre de nos interventions, le fait de faire un focus sur des « minorités » ne provoque pas la disparition de la majorité, c'est un état de fait. 

Il convient de ne pas confondre « majorité » avec « généralité ». Lutter contre les discriminations LGBTphobes, c'est braquer à un moment donné les jumelles sur la souris à côté de l'éléphant : l'éléphant reste cette « majorité » écrasante, il prend de la place, c'est comme ça, mais pas toute la place, il n'est pas la « généralité » du paysage, c'est comme ça aussi.

L’Éducation nationale est justement là pour que chaque particularité, « souris » ou « éléphant », puisse trouver sa place à l'école. Et c'est aussi comme cela qu'on lutte contre le harcèlement scolaire (les cas ne manquent pas malheureusement). Nous ne pouvons pas croire que vous soyez contre cela.
 

L'agrément national que nous possédons est attribué en fonction d'un projet que nous écrivons et qui est étudié par le ministère, avec un cadre à respecter. Rappelons que cet agrément a été renouvelé à plusieurs reprises et sous des gouvernements aux couleurs politiques différentes.
 

Pour finir, nous défendons le fait de travailler en concertation avec l’Éducation nationale, et les équipes encadrantes de chaque établissement... toujours ce dialogue. Heureusement. Nous les écoutons et elles nous font confiance. 

Nous en profitons pour rendre hommage à tout le travail que les professionnel·le·s de l'éducation mènent tous les jours et sur tous les fronts. 

Le réseau des associations CONTACT

PS : Nous avons pris le soin de rédiger ce texte en écriture inclusive.

>> Télécharger ici le communiqué de presse

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